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Sucre et comportement


Incidence du sucre et de la malbouffe sur le comportement

Le cerveau utilise énormément d’énergie, et son carburant est le glucose. A savoir que même en état de coma profond, il fonctionne encore à 50%.
Quand le sucre est consommé en excès, le pancréas s’affole et fournit trop d’insuline, celle-ci comme on le sait, devant régler le taux de sucre dans le sang ; du coup, le sang se trouve en carence de sucre, et c’est l’hypoglycémie. Le corps tente alors de remonter ce taux de sucre en stimulant les surrénales qui vont produire deux hormones : d’une part l’adrénaline et d’autre part l’épinéphrine et sa cousine la norépinéphrine. Ces hormones excitent le cerveau et le mettent en hyperactivité. Mais comme le cerveau manque de sucre, il produit du glutamate, qui est un neurotransmetteur excitateur. Il en résulte alors une grande nervosité.

On estime que 50% de la population américaine présentent une hypoglycémie réactive.
La consommation de sucre est toujours suivie d’une hypersécrétion d’insuline. Le taux de sucre dans le sang tombe si bas, que l’on est pris d’une sensation d’anxiété, de colère, de fatigue, et même de faiblesse intense, accompagnée … d’une envie impérative de sucre ! Et l’on est piégé dans un cycle infernal d’addiction…

Relation crime-nutrition

Les recherches ont été faites par le Dr Staye, agent de probation dans un cadre de liberté surveillée de délinquants dans l’Ohio. Elle a remarqué que ces délinquants avaient une très mauvaise alimentation avec beaucoup de sucre, beaucoup de malbouffe, de nourriture avec des additifs tels que le glutamate mono sodique (exhausteur de goût) et l’aspartam (boissons light). Or, 56% d’entre eux avaient un comportement antisocial, violent, et commettaient des vols. Si on les mettait sous un régime équilibré, seulement 8% persistaient dans leur violence. Donc, on assistait majoritairement à un changement radical du comportement alors que c’étaient au départ des criminels.

Concernant les drogues, les résultats sont aussi intéressants. Les études ont montré que parmi ceux qui utilisent beaucoup de sucre et de malbouffe, 47% continuent la drogue durant leur période de liberté surveillée. Par contre, parmi ceux qui acceptent une alimentation contrôlée, seulement 13% continuent la drogue.

Au centre d’enfants d’Oklahoma, on a réduit de 43% les crimes des jeunes délinquants en réglant simplement les problèmes de malbouffe. Et puis, on est allé plus loin en étudiant les électroencéphalogrammes des prisonniers. Chez les prisonniers violents, on a en outre trouvé 14 anomalies dans les EEC. Avec le changement de régime, ces anomalies sont passées au nombre de 2. Mais chez certains individus sensibles, de simples petites carences peuvent entraîner un comportement criminel.

Il y a aussi une relation importante avec les comportements suicidaires. Dans des prisons d’Alabama, on a fait les mêmes études. En changeant le régime des prisonniers, il y a eu 42% de réduction des actes criminels et 61% de réduction des comportements anti-sociaux sur une seule année.

Le syndrome de « perte de contrôle »

Les effets remarquables chez les individus les plus agressifs sont au niveau du lobe temporal, qui ne sert pas qu’à la mémoire mais est responsable des émotions, particulièrement de la colère ; il est en outre connecté à l’amygdale du cerveau, siège central de la colère.

Les personnes qui ont un dysfonctionnement du lobe temporal, lorsqu’elles sont en hypoglycémie deviennent folles de rage elles peuvent battre à mort des personnes ou les poignarder sans aucune raison, ou des raisons insignifiantes. Une électrode installée dans ce site pourrait vous transformer en criminel d’une minute à l’autre, d’une façon incontrôlable. Dans un groupe d’Indiens du Pérou, on a trouvé que 50% étaient hypoglycémiques, et c’est l’une des tribus les plus violentes de la planète.

Le cas typique de Raymond

Alors qu’il se disputait avec sa petite amie à propos d’une peccadille, tout d’un coup, il est devenu fou de rage. Il a pris son Magnum et le lui a mis dans la bouche. Elle s’est alors débattue et a repoussé violemment l’arme, ce qui a fait qu’il lui a tiré dans la main. Bien qu’elle n’ait pas voulu porter plainte, l’Etat a arrêté Raymond. Le docteur Staye a consulté l’historique de Raymond, et a trouvé les points suivants :

– A l’âge de 4 ans, sa mère avait constaté qu’il avait des épisodes de faiblesse et d’absence, et elle lui donnait alors un peu de sucre, ce qui lui faisait reprendre ses jeux ; trouvant la recette efficace, elle recommençait à chaque fois que cela se produisait. En fait il était à chaque fois en hypoglycémie.
– A 13 ans, il avait des sautes d’humeur importantes, et ses résultats scolaires furent très mauvais; il eut même des épisodes de violence…. Toujours à cause de chutes de glycémie.
– A 23 ans, il commet cette tentative d’assassinat…

Pendant sa liberté surveillée, on l’a mis à un régime contrôlé, le privant des cookies, des bonbons, du café, des sodas, etc., et il ne commit plus aucun délit, ni aucun acte violent. Il était devenu une personne différente, et les gens n’en revenaient pas.

L’ascension vertigineuse du sucre

En 1900, un américain consommait en moyenne, 2 kilos de sucre par an. Actuellement, il en consomme 60 kilos ! Nous avons vu que la consommation de sucre est proportionnelle à la délinquance et aux actes criminels.60% du sucre vient de l’alimentation industrielle (43% entre jus de fruits et sodas).

Dès que les bébés sont en âge de manger, les mères leur donnent des jus de pommes en brique qui contiennent 35 gr de sucre ! Tous les jus ont de fortes concentrations en sucre, et les parents élèvent leurs enfants avec cela. Depuis 1974, la consommation de sodas a doublé.
Les ados boivent l’équivalent de 54 cuillères à café de sucre par jour, seulement en sodas. La limite maximum ne devrait pas dépasser 10 cuillères par jour. Chez MacDo on sert des « portions extra larges » de Coca, car plus on boit de boissons sucrées, plus on a soif.

Une étude de l’UMC-Chapel Hill montre que les adultes de 40 à 60 ans ont augmenté leur consommation de boissons sucrées de 250% entre 1972 et 2001. Ceux de plus de 60 ans ont augmenté de 300%, c-à-d multiplié par 3 ! Et on sait que cela provoque une augmentation des radicaux libres dans le cerveau. Donc, en gros, cela précipite le vieillissement du corps, et en particulier les cellules du cerveau. On a en outre trouvé que les grands consommateurs de sucre ont 6 fois plus de chances d’avoir un Alzheimer, en raison des lésions permanentes faites au cerveau.

Sucre et alcool, même effets

Par ailleurs, de nombreuses études montrent qu’il y a aussi une forte corrélation entre l’abus d’alcool, l’hypoglycémie et les comportements criminels. En fait, les métabolismes de l’alcool et du sucre sont les mêmes. La plupart des prisonniers violents des prisons sont hypoglycémiques et alcooliques. A chaque fois qu’ils boivent de l’alcool, nous savons que leur taux de sucre diminue dramatiquement dans le sang. Cela peut aller jusqu’au coma hypoglycémique et même un AVC mortel.

97% des alcooliques sont hypoglycémiques, comparés à 18% dans la population générale. La raison en est qu’à chaque fois que l’alcoolique est en hypoglycémie, il reboit, se sent mieux provisoirement, et c’est le cycle infernal !…Quand on règle la glycémie de ces gens, 71% deviennent sobres, comparés à 25% pour les Alcooliques Anonymes. Selon les statistiques du FBI, la plupart des crimes sont en corrélation avec l’alcool. Les agressions et les accidents routiers aussi.

Aspartame et glutamate, des faux sucres, super dangereux

Il y a aussi l’aspartame qui est un grand responsable de l’hypoglycémie, ainsi que le glutamate mono sodique GMS qui sont deux puissants stimulateurs de l’insuline. Les deux rendent hypoglycémique. Selon la FDA, un de leurs effets rapportés est la prise de poids. Tout le monde croit les publicités affirmant que ces produits vont leur faire perdre du poids, alors que c’est l’inverse car ils poussent au grignotage. Les industriels le savent mais leur seul souci est le « dumping » de leurs ventes.

Quand vous être hypoglycémique et que vous prenez du glutamate, les effets se démultiplient. C’est extrêmement courant dans la société. Le mélange « ships-soda » peut devenir explosif et vous rendre enragé, sans compter que les excitotoxines détruisent le cerveau ! Avec une injection de glutamate dans l’hypothalamus d’une souris, elle peut attaquer un chat !

Des études, et encore des études

Dans une étude finlandaise de 1983, on a étudié les délinquants violents en prison. Chez les impulsifs qui attaquent sans raison, le sucre chutait soudainement dans leur sang, puis remontait rapidement. Parmi les délinquants mineurs (vols à la tire…..), le taux de sucre chutait rapidement mais remontait doucement. On a vu des gens qui étaient cleptomanes à cause de leur forte consommation de sucre.

Le Dr Ron Prinz de l’Université de Floride, fut le premier à étudier l’effet du sucre sur le comportement des enfants en 1980. Il constata d’abord que généralement 40% des rations caloriques de ces enfants étaient composés de sucre. Les plus hauts consommateurs constitués de 25% de ces enfants, étaient hyperactifs et avaient un déficit de l’attention. C’est ce genre d’enfant qui se balance la tête contre le mur et que l’on met sous Ritaline.

La Dr Jayne Goldman de l’Université du Connecticut, a fait une expérience intéressante en 1986. Elle a donné une dose de sucre à des enfants, correspondant à un Coca-Cola. Elle constata une chute des performances mentales 30 min après cette consommation, et qui atteignait son maximum une heure après l’ingestion. Elle constata aussi que ceux qui boivent du Coca commettent 2 fois plus d’erreurs que ceux qui n’en consomment pas. Les effets nocifs arrivent souvent 1h30 après la consommation.

Judith Worthman et son mari, neuroscientifiques, ont mené une étude sur la nutrition du cerveau. Ils ont fait une corrélation entre l’absorption de sucre, le comportement, et le niveau de sérotonine dans le cerveau. Tous les antidépresseurs, que l’on appelle « ISRS », sont des drogues qui régulent la production de sérotonine dans le cerveau. Mais chez certaines personnes, ces drogues diminuent le taux de sérotonine, et ces personnes se suicident ou commettent des meurtres. Les « serial killer » consomment pratiquement toujours ces drogues anti-dépressives.
Donc, on rend meurtriers des enfants en diminuant leur taux de sérotonine, alors que l’on prétendait l’augmenter. Le taux de sérotonine est en relation avec le taux de sucre. Nous avons vu que l’on peut créer des souris tueuses en diminuant simplement leur taux de sérotonine dans le cerveau.

Egger et Carter ont étudié – en1985 – 76 enfants hyperactifs qui ont été mis à un régime pauvre en glucide, sans colorant. 82% se sont améliorés et 18% sont redevenu normaux. Les réactions les plus violentes ont été avec le colorant jaune E102 et le benzoate de sodium E211.

A noter enfin que dans la tribu indienne des Kuolla, où 55% des hommes sont très agressifs et hypoglycémiques, leur alimentation quotidienne principale est composée de pommes de terre, qui sont connues pour être fortement hypoglycémiantes…

Nota : On comprend mieux pourquoi les belges qui mangent des frites et boivent des bières fortes ont l’alcool violent !

 Source des informations : Dr Russell Blaylock neurologue américain

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