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Antioxydants : abus dangereux !


Depuis quelques années, c’est la nouvelle mode – qui n’a pas son antioxydant ? L’antioxydant est devenu l’argument de vente numéro 1 de multiples produits de santé. De fait, on a bourré le crâne des gens avec l’analogie : « oxydation = vieillissement précoce ». En jargon professionnel, on vous parle de « stress oxydatif ». Restons sérieux, l’oxydation est un phénomène naturel résultant de la présence d’oxygène, et la peroxydation est une oxydation violente par un produit libérant de l’oxygène très réactif. Dans le bio-électronigramme de Vincent, la bonne santé se trouve dans la zone légèrement oxydée et légèrement alcaline du sang, de l’urine et de la salive.

Mais revenons au fameux stress oxydatif et voyons comment cela se passe. Un « intru » arrive dans un organisme et s’y déplace. Il finit par tomber sur une patrouille de contrôle (cellules tueuses NK)

– « C’est quoi toi ? »
– « Ben, euh… ! »
– « Code non-conforme, t’es pas d’ici toi ! »
– « Ben, euh !… »

Et c’est le tir à vue sans sommation, ce qui veut dire une giclée d’un vitriol maison (peroxydant puissant) en pleine poire. Et couic !!! Mission accomplie. C’est de la pédagogie médico-scientifique moderne !!!…
Continuons : aussitôt, la présence du produit corrosif étant détectée localement par les surveillances nerveuses, déclenche une alarme, ce qui est logique puisque les tissus voisins risquent d’être brûlés aussi. C’est un peu la même chose que lorsqu’on utilise de l’eau de Javel pour enlever des tâches : il faut rincer abondamment après l’opération, sinon le tissu est cuit.

L’organisme, lui, n’effectue pas de rinçage, mais une neutralisation chimique locale avec… un antioxydant naturel, le L-Glutathion fabriqué à partir du sang. Or il est vrai que pour des raisons de déprogrammations diverses due à la pollution par des métaux lourds et des poisons chimiques dont beaucoup sont victimes sans le savoir, l’opération Glutathion est devenue aléatoire chez certains, avec les dégâts que cela entraîne.

Prenons par exemple le cas de la cataracte et de son associée la DMLA (dégénérescence maculaire). L’œil ayant développé une allergie à la lumière se met à traiter celle-ci comme un agresseur, et déclenche une sécrétion intempestive de peroxydant, en l’occurrence de l’eau oxygénée. Ceci ne serait pas trop grave si l’antioxydant qui doit suivre se présentait à l’appel. Mais que nenni ! L’eau oxygénée grignote alors petit à petit le cristallin ou pire la rétine. Et le processus est enclenché.

Si nous considérons le concept général des antioxydants, il apparaît qu’ils font l’objet d’une nouvelle lubie comparable à celle des microbes de Pasteur, qui après les avoir découverts les a rendus responsables de toutes les maladies de la terre. Depuis, les avancées de la science nous ont fait découvrir que nous hébergeons naturellement en microbes le double du nombre de nos cellules, soit à peu près 5 kg pour un homme adulte. Il faut réaliser que sans les populations microbiennes harmonieusement équilibrées, la plupart de nos métabolismes s’arrêteraient, ce qui entraînerait la mort dans les plus brefs délais.

La guerre aux peroxydants est aussi pernicieuse que la guerre aux microbes. C’est un peu comme si l’on exterminait l’humanité parce que parmi elle il y a des voyous et des criminels.

De même que lorsqu’on absorbe un antibiotique à large spectre, on extermine la flore intestinale (qui est en première ligne), lorsqu’on prend des antioxydants au long court, on empêche l’organisme d’effectuer son travail de sécurité en neutralisant d’avance toute sécrétion de peroxydant. Le résultat, vous l’entrevoyez déjà, cela revient à une mise hors service des défenses immunitaires ! Alors attention, comme toujours, tout est dans le dosage : si une action ponctuelle peut s’avérer bénéfique, la même action prolongée peut être catastrophique. Méfiez-vous des modes – c’est vous qui en faites les frais.

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