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Intolérance au gluten, un mal sournois


Ce nutriment que vous consommez quotidiennement pourrait être le coupable de vos misères chroniques de santé… Mais qui pensera à cela ?
De nombreuses personnes judicieusement conseillées par leur médecin ont retrouvé la santé, souvent après des années de souffrances et de lutte contre une maladie mal identifiée, seulement en cessant de consommer les aliments contenant du gluten. Pour d’autres personnes, le problème peut-être plus étendu que le seul gluten. De nombreuses personnes ayant un problème de sensibilité au gluten sont également sensibles aux produits laitiers. Pourquoi ? Parce que ces glutens est particulièrement la gluténine du blé bloquent les enzymes responsables de la digestion intestinale des produits lactés.

Si vous souffrez d’un problème de santé tel que :

  • – des douleurs articulaires, des irritations ou affection de la peau?
  • – des maux de tête ou migraines,
  • – d’une irritabilité du côlon ou tout autre problème intestinal,
  • – d’un problème de thyroïde,
  • – d’allergie,
  • – de diabète,
  • – d’une maladie auto-immune,
  • – de grande fatigue,
  • – de douleurs musculaires ou fibromyalgie, etc.
    … ….Alors, il va falloir vous intéresser à ce que vous mangez !

Tout se passe au niveau de l’intestin grêle

La paroi intestinale est un filtre à double sens, qui vers l’extérieur ne doit laisser passer que les nutriments transformés et digérés, et vers l’intérieur draine les colloïdes résiduelles du système lymphatique. Mais à force d’être confrontée continuellement à des centaines voire des milliers de molécules chimiques de synthèse (additifs alimentaires, pesticides, irritants, médicaments et autres polluants divers) qui n’existent pas dans la nature et donc qui ne sont pas reconnues par le vivant, de multiples petites nécroses se perforent, laissant passer des molécules alimentaires indésirables ou non transformées.

Justement, parmi les molécules dangereuses, il y a celles de certains nutriments difficiles à digérer telles les agglutinines, la gliadine et surtout  la gluténine des glutens. En raison de la perméabilité anormale de la dite paroi intestinale, ces protéines ainsi que d’autres non transformées se retrouvent dans le sang qui les véhicule dans le rhino-pharynx, dans des articulations, au cerveau, au cœur, etc, créant des foyers inflammatoires et des symptômes chroniques associés.

Le coupable numéro 1 : le blé

Différents nutriments que nous consommons quotidiennement peuvent être mis en cause – le problème est de trouver le fautif. Mais actuellement l’accusé numéro 1, pointé du doigt par un nombre de plus en plus important de médecins, est le gluten, dont le plus redoutable  est celui du blé avec sa gluténine, justement la céréale majoritaire utilisée en Europe, que l’on retrouve sous de multiples formes alimentaires (farines, pains, pâtes, gâteaux secs, etc.). Mais ne consommons-nous pas du blé depuis des millénaires? Oui mais le blé d’aujourd’hui n’a plus grand chose à voir avec le blé que consommaient les Anciens. Le blé était originellement composé de 14 chromosomes et d’un seul génome, et en raison des hybridations multiples, il est aujourd’hui composé de 42 chromosomes et 4 génomes. Un changement trop rapide et trop important pour que notre organisme puisse s’adapter à ce nouveau combustible.

Il faut tout de même noter qu’il existe encore deux sortes de blé antique qui sont généralement vendus en boutique diététique :
L’épeautre : donc l’ancêtre sauvage du blé avant qu’il soit trafiqué,
Le Kamut : qui a été retrouvé dans les pyramides et qui a germé après des milliers d’années de stockage.

La sensibilité au gluten n’est pas encore la maladie cœliaque ; c’est disons une prémisse. On estime que 1% de la population souffre de la maladie cœliaque et 6% d’intolérance au gluten, ce qui fait tout de même des millions de personnes affectées, et la grande majorité ne sont pas diagnostiqués. Mais selon certains médecins ces chiffres sont bien en dessous de la réalité. Les personnes intolérantes au gluten de blé (lorsqu’elles le savent) se voient interdire la consommation de tous produits à base de blé, seigle, orge et avoine, alors que le gluten de l’avoine est beaucoup moins agressif. De fait, il existe dans le monde céréalier différents types de gluten, or, c’est de loin celui du blé qui le plus dommageable pour la paroi intestinale.

Quelles céréales avec et sans gluten ?

Au départ il faut savoir que les céréales réchauffantes (des pays froids) sont à gluten : blé, seigle, orge, avoine. Elles sont les plus difficiles à digérer et peuvent être irritantes pour les intestins fragiles.
Par contre, les céréales rafraichissantes (des pays chauds) sont sans gluten : riz, millet, quinoa.
Une particularité : le sarrasin et le sésame qui sont semi céréale semi légumineuse, sont aussi exempts de gluten.

Voici un classement socio-énergétique des différentes céréales :

Sans gluten

Le riz (complet ou non) : C’est la céréale de la paix intérieure,
Le millet : Céréale qui rend volubile (voir les Africains),
Le quinoa : Céréale qui favorise la méditation.

Avec gluten

Le blé : Céréale des peuples sédentaires,
L’épeautre : Ancêtre du blé, le petit épeautre est préférable mais cher,
L’orge : La céréale des montagnards et en particulier des Tibétains (tsampa),
Le seigle : La céréale des conquérants et en particulier des Vikings,
L’avoine : La céréale d’hiver – celle qui chauffe le plus,
Le maïs : La céréale des civilisations précolombiennes (Incas, Aztèques, Mayas).

A propos de l’avoine

Il faut préciser ici que l’avoine ne contient pas de gluten semblable à celui du blé, mais de l’avénine et de l’avénaline. C’est probablement la raison pour laquelle 90% des personnes intolérantes au gluten, n’ont pas de problème en consommant de l’avoine. Mais il faut préciser que très souvent l’avoine est cultivé en rotation avec le blé, ou à proximité de celui-ci, avec pour conséquence que les produits de l’avoine sont souvent « contaminés » par le gluten du blé. En Amérique du Nord et dans certains autres pays, il est possible de se procurer de l’avoine qui est garanti sans gluten de blé.

Comment savoir si vous êtes intolérant au gluten ?

Les analyses pratiquées pour détecter une sensibilité ne sont pas suffisamment complètes, ni fiables et ne sont quasiment jamais demandées par les médecins. Il arrive régulièrement que des personnes sensibles au gluten ne soient pas diagnostiquées suite à un test sérologique Anti-gliadine IgA et IgG. Le meilleur moyen est de tester sa sensibilité en suivant une diète sans gluten pour un certain temps. Des malades souffrant depuis des années ont changé leur vie en suivant ce type de diète. Pas besoin de dépenser une fortune en médicaments ou quelque produit miracle, il suffit d’essayer, c’est gratuit et le bénéfice possible vaut largement le coup.
Mais il se dit qu’il faut au minimum un an pour réparer un intestin endommagé.

Comment s’organiser ?

Toute reconversion demande toujours un travail provisoirement supplémentaire. Le riz étant la première céréale dans le monde, il est aisé de se mettre à la mode asiatique – ce ne sont pas les recettes qui manquent. Dans toutes les grandes surfaces, on trouve des pâtes sans gluten et autres produits justement à l’intention des gens atteints de la maladie cœliaque. Bien sûr, il convient d’accommoder agréablement ces produits avec des recettes sympathiques que l’on trouve là encore dans de petits ouvrages que l’on trouve souvent en boutiques diététiques ou sur Internet.
Les problèmes de santé ne se résolvent pas forcément avec le réflexe « petites pilules » qui ne stoppent pas la source du mal…

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