Choisir entre prière et maîtrise


Je regrette le chauvinisme des religions chrétiennes qui voient d’un mauvais œil toutes les pratiques extérieures de guérisons spirituelles, et il en est ainsi pour beaucoup de fidèles : toute guérison qui ne passe pas par la prière chrétienne est suspectée de sentir le soufre.

Il est probable que la rémanence de mémoires des abominables cruautés du Moyen Âge y soit pour quelque chose (inquisition, bûchers, purge des protestants, massacre des catarrhes, etc.) et persiste encore dans les gènes de ceux qui s’étaient incarnés à cette époque, en particulier en France et en Espagne.

À l’île Maurice, beaucoup d’individus d’origine africaine ont très peur des chiens. C’est la marque que leurs parents ou eux-mêmes, dans une incarnation précédente, ont été des esclaves à l’époque où les esclaves étaient gardés par des chiens dressés. Là aussi la peur s’est inscrite dans leur gènes. Il est bien connu que la peur de l’eau est un processus karmique mémoriel d’une ancienne noyade.

Nota : L’ouverture des boîtes de pandore personnelles révèle avec certitude de tels faits par une simple séance d’hypnose régressive.

Une question simple mais fondamentale

A quoi sert la vie ? Un seul mot : É.VO.LU.TION. Tout ce qui n’évolue pas est en infraction face à l’Univers qui est lui-même en perpétuelle évolution. Les civilisations qui sont figées finissent par être détruites (Tibétains, Mayas, Amérindiens, etc.). Chaque incarnation est une nouvelle expérience qui nous élève d’une marche en s’appuyant sur des acquis du passé. Chaque nouvelle vie commence par l’expérimentation d’un nouveau corps physique et d’un nouvel environnement – et là, l’enseignement des parents est fondamental pour la réussite du chemin de vie de l’enfant. C’est la même chose chez tous les animaux.

LA LEÇON DE CHOSES D’UNE FAMILLE DE HUPPES (oiseaux des îles)

Il y a quelques années, mon épouse et moi-même résidions en vacances dans un hôtel et notre chambre donnait sur une terrasse fermée où un couple de huppes avait établi un nid. Trois oisillons y étaient nés et commençaient à sortir du nid par terre. Ils attendaient papa et maman qui effectuaient des allers-retours incessants pour leur ramener de la nourriture. À chaque retour, les trois petits becs s’ouvraient largement tels des entonnoirs dans lesquels les parents déposaient leurs précieuses courses.

Ce manège dura plusieurs jours, puis un matin les parents déposèrent leur butin au pied des oisillons. Ceux-ci continuaient à ouvrir grand leur bec attendant leur repas mais les parents déposaient la nourriture par terre. Finalement, alors qu’ils étaient de plus en plus affamés, l’un des oisillons finit par s’intéresser à ce qu’il y avait sur le sol, et là euréka ! il se mit à manger par terre. Évidemment, les deux autres suivirent dans la foulée.  Ils venaient de réussir leur examen de passage pour l’autonomie. Quelle belle démonstration d’éducation !

Quel rapport avec la prière ?

La prière n’est-elle pas une demande d’assistance par manque d’autonomie ?

Par analogie aux oisillons des huppes, voilà pourquoi de nombreuses prières ne marchent pas : nos protecteurs ascensionnés jugent peut-être que nous sommes de taille à nous débrouiller seuls face à certains problèmes qui sont de notre niveau, alors ils ne font rien et observent combien de temps nous allons mettre pour nous prendre en main.

Évidemment pour devenir des « adultes indépendants », il faut passer par une période d’efforts de recherches, de travail d’expérimentations, voire de risques calculés, chacun à son niveau, et ça n’est pas forcément facile. C’est le prix de l’évolution !

Personnellement, il m’est arrivé d’être découragé devant des situations difficiles, ainsi que cela arrive à la plupart des gens. Une fois, je suis entré dans une église vide et je me suis agenouillé pour demander de l’aide. Une voix amicale mais forte a dit à l’intérieur de ma tête : « Debout l’ami ! On a besoin de gens debout ! » J’ai souvent repensé ensuite à cette voix qui m’a secoué et m’a galvanisé face à des épreuves que j’ai vécues ensuite.

IL Y A DES EXCEPTIONS POUR LES SITUATIONS EXTRÊMES

Il y a des cas où l’urgence douloureuse ou le danger imminent ne laissent aucun temps de réflexion ou de concentration même pour prier, et là il convient de demander un secours immédiat.

C’est ce qu’il m’est arrivé il y a quelques années, alors que j’étais atteint d’une cruralgie particulièrement violente de ma cuisse droite. Cette nuit-là, j’ai enduré des douleurs tenaillantes qui n’en finissaient pas, avec les lombaires en feu. Le moindre mouvement des pieds, le moindre choc au lit me déchirait littéralement la cuisse. On n’oublie jamais de telles douleurs. À deux heures du matin, mon épouse près de moi essayait de dormir un peu et je retenais des gémissements pour ne pas la réveiller. Désespéré, j’ai soudain hurlé dans ma tête : « Jésus Issa, au secours ! S’il te plaît Jésus, au secours ! » J’ai entendu l’écho de ma voix résonner comme dans une cathédrale et j’ai senti immédiatement sa chaude présence auprès de moi. J’ai vu mon corps physique devenir de la vapeur, comme s’il était transféré dans un champ vibratoire élevé. La douleur a disparu instantanément, accompagnée d’une détente totale et paisible. Un bonheur inconnu m’envahit, tellement puissant que j’ai éclaté en larmes d’émotion. Je n’arrêtais pas de dire merci, merci, merci, à Jésus. J’avais très peur qu’il parte mais il me dit : « Ça va aller Michel, c’est fini ».

Je n’oublierai jamais ce contact privilégié avec mon grand frère aîné des étoiles que je connais depuis si longtemps. À chaque fois que je raconte cette histoire en privé ou en conférence, les larmes me montent à nouveau aux yeux… de même qu’en l’écrivant aujourd’hui.

EN CONCLUSION

J’espère que ce narratif vous donnera l’impulsion pour essayer de trouver, coûte que coûte, la cause et la solution de vos problèmes, et tenter d’y remédier avant de demander du secours (comme les oisillons). Par contre, il est toujours possible de demander son chemin, ce qui est différent de vous amener à destination.

Connaissez-vous la célèbre expression : « Un mal pour un bien » ? Sachez qu’il s’agit très souvent d’un examen de passage, l’opportunité d’acquérir un nouveau grade dans la maîtrise, qui vous permettra peut-être ensuite de montrer le chemin à d’autres (comme les oisillons).

J’aime bien la citation d’Albert Einstein :

Dans la vie c’est comme à vélo :
Il faut toujours avancer pour ne pas tomber.