DMSO, extrait de bois aux multiples effets thérapeutiques


C’est un chimiste russe (Alexander Saytzeff) qui, en 1866, isola pour la première fois le DMSO (diméthyl sulfoxyde) en oxydant du diméthylsulfure. Plus tard, on en produisit couramment à partir de fibres de bois d’où on tira de la lignine, ce qui assemble les cellules des arbres et qui aboutit à la réalisation de pâte à papier. Puis il fut rapidement découvert que ce produit était aussi bien soluble dans l’eau que dans les graisses. Enfin, s’il est pur, le DMSO obtenu peut être conservé indéfiniment.

UNE DÉCOUVERTE INATTENDUE

Un jour des années 1960, au sein du service du Docteur Stanley W. Jacob de la faculté de médecine de l’Oregon (États-Unis), des laborantins chahuteurs se livrèrent à une grande bataille au pistolet à eau en les rechargeant dans une cuve contenant du DMSO. Quelques jours plus tard, les laborantins demandèrent un entretien avec le docteur Jacob pour lui faire part d’évènements bizarres : tous ceux d’entre eux qui avaient été mouillés avec le DMSO avaient vu l’un son entorse guérir en un temps record, l’autre ses contusions récentes disparaître et, plus fort, toutes les arthralgies du personnel aspergé avaient disparu subitement. Mieux encore, parmi des employés qui avaient reçu de éclaboussures, des blessures guérissaient même si l’eau au DMSO avait touché la peau à distance des zones blessées.

Immédiatement, le docteur Jacob eut l’idée de se peindre un bras avec le DMSO dilué. Il perçut dans les secondes qui suivent un goût d’ail en bouche, preuve que cette molécule soufrée s’était immédiatement diffusée dans tout son corps.

Toute l’histoire du DMSO a commencé là. Mais l’inconvénient de cette étonnante propriété est justement l’arrière-goût d’ail laissé dans la bouche, et pire à forte dose, une exhalation cutanée désagréable pour l’entourage. La parade est de prendre en même temps de la chlorophylle.

DE PUISSANTES APPLICATIONS THÉRAPEUTIQUES

Non seulement le DMSO traverse aisément la peau, mais il passe aussi la barrière hémato-encéphalique, se mêle au sang et pénètre dans tous les tissus. De plus, il accélère la réparation des blessures. Pour les claquages musculaires, le soulagement arrive entre 5 à 20 minutes avec effet sur 6 heures.

Il peut agir en tant que bio-transporteur d’autres substances et médicaments dont il accroît les effets. En fait, certains médicaments dissous dans le DMSO, comme des corticoïdes, des antibiotiques, de l’insuline, etc., peuvent être utilisés à des doses plus faibles sans réduire leur efficacité thérapeutique et en réduisant considérablement leurs effets secondaires.

Par ailleurs, il peut traverser la barrière hémato-encéphalique qui est normalement difficilement pénétrable.

Nota : Autre particularité, son passage à l’état solide à 18,5°C, un peu comme l’huile de coco.

En récapitulatif, le DMSO :

  • Accroît la production de globules blancs et de macrophages
  • Augmente la perméabilité des membranes cellulaires
  • Bloque la douleur en interrompant la conduction dans la peau, les nerfs périphériques et les organes
  • Calme tout le système nerveux central
  • Combat les infections bactériennes, fongiques et virales
  • Draine mercure, plomb, aluminium, cadmium, arsenic, nickel
  • Est un diurétique puissant
  • Est un anti-inflammatoire puissant
  • Permet l’expulsion des toxines intracellulaires
  • Protège contre les effets mutagènes des rayons X
  • Protège des dégâts dus au froid
  • Ramollit le collagène
  • Réduit l’incidence des thromboses plaquettaires (caillots dans les vaisseaux)
  • Réduit la charge de travail du cœur par l’inhibition du calcium
  • Relaxe les muscles
  • Stimule la cicatrisation des plaies
  • Stimule tout le système immunitaire
  • Transporte toutes les molécules (médicaments, etc.) à travers les membranes cellulaires
  • Vasodilate les vaisseaux sanguins et combat l’hypertension artérielle

Troubles mentaux

Le DMSO a été testé pour le traitement de patients souffrant des troubles suivants :

  • Hyper-excitation (réactions schizophréniques graves, phase maniaque de la psychose maniaco-dépressive, psychoses alcooliques, psychoses symptomatiques)
  • Psychose chronique (autisme, stéréotypie, négativisme, comportements anormaux ou états délirants)
  • Névrose grave (réactions d’angoisse, obsessions) 

INDICATIONS GÉNÉRALES CLINIQUEMENT ÉPROUVÉES

On a peine à croire qu’une molécule aussi simple puisse se révéler aussi efficace dans autant de pathologies diverses.

      • Artères colmatées (athéromes)
      • Arthrite
      • Autisme
      • AVC : séquelles
      • Blessures récentes ou à répétitions (sportifs)
      • Brûlures
      • Bursites
      • Caillots artériels et veineux
      • Calcifications sauvages
      • Cécités déclarées incurables (certaines)
      • Céphalées d’origine vasculaire
      • Chalazions
      • Chéloïdes
      • Cheveux :chute
      • Cicatrisations difficiles
      • Circulation sanguine : stases
      • Claquages musculaires
      • Cœur : arythmies
      • Côlon irritable
      • Coronaires réduites
      • Cystite interstitielle
      • Dépression
      • Douleurs en tous genres
      • Entorses
      • Épididymite aiguë
      • Épine calcanéenne
      • Fibromyalgie
      • Fibrose
      • Goutte gros orteil
      • Hallux valgus
      • Hématomes
      • Hémorroïdes
      • Herpès
      • Inflammations – Infections
      • Kératites superficielles
      • Kystes palpébraux
      • Mental : arriéré
      • Mental : troubles
      • Métaux lourds
      • Migraine
      • Moelle épinière : lésions
      • Myélomes
      • Ongles incarnés
      • Orteils en marteau
      • Parodontose
      • Phlébites
      • Polyarthrites rhumatoïdes
      • Radicaux libres toxiques
      • Sclérodermies
      • Sinus : bouchés
      • Traumatismes crâniens
      • Thromboses
      • Vieillissement accéléré des tissus
      • Vision : baisse
      • Yeux : cataracte
      • Yeux : conjonctivite
      • Yeux : corps flottants
      • Yeux : daltonisme
      • Yeux : décollements vitrés
      • Yeux : DMLA
      • Yeux : Glaucome
      • Yeux : iritis
      • Yeux : poches
      • Yeux : rétinite pigmentaire
      • Yeux : syndrome de Sjögren
      • Yeux : Syndrome rétinien
      • Yeux : uvéite
      • Zona ophtalmique (près œil)

PRÉCAUTIONS IMPORTANTES À L’EMPLOI

Le DMSO modifie temporairement la perméabilité de la peau. En conséquence, il emmène avec lui tout ce qui se situe à sa surface : bactéries, spores, voire toxines et autres molécules indésirables. Toute application cutanée nécessite donc que la peau soit rendue parfaitement propre au préalable.

Tatouages : Attention aux zones tatouées, ne jamais y appliquer de DMSO au risque que celui-ci transporte avec lui l’encre jusque dans la circulation générale.

Vêtements mouillés : une erreur de débutant consiste à s’asperger une zone cutanée avec du DMSO puis à se rhabiller trop vite sans laisser à la peau le temps de sécher. Le DMSO va alors dissoudre tous les produits chimiques contenus dans le linge (teinture, fixateur…) et les diffuser sous l’épiderme, séance tenante. Mauvaise idée.

Donc :

1 – Avant une application locale de DMSO, vérifiez que la zone à traiter est très propre, sèche et qu’elle n’est pas écorchée. Les zones d’applications sont le plus près possible de l’organe à traiter.

2 – Si vous utilisez les mains pour l’application, elles devront être très propres mais il faut savoir qu’elles peuvent se rider et rester dans cet état pendant 8 à 15 jours.

3 – Les gants ménagers ou médicaux posent un autre problème : le DMSO étant un solvant, il peut les attaquer et emmener les produits composants dans l’organisme.

4 – C’est pour ces raisons qu’il convient d’utiliser le roll-on founi.

Nota : Stocker le roll-on à l’envers pour que la bille (en matière plastique) ne trempe pas en permanence dans la solution de DMSO.

5 – La concentration standard du DMSO utilisée est 70 % sauf pour le visage et la nuque qui, étant plus sensibles, sont limités entre 25 % et 30 %.

6 – Laissez le DMSO sécher pendant 20 à 30 minutes avant de l’essuyer.

Nota 1 : Je déconseille les prises orales de DMSO (de même que des huiles essentielles), le mode transcutané étant totalement efficace (comme vu plus haut) et de plus contrôlé par l’intelligence de la peau. Par ailleurs, avec l’ingestion orale on ne peut revenir en arrière en cas de réactions importantes de détoxication voire d’assèchements de muqueuses gastriques. Son élimination peut prendre plusieurs jours.

Nota 2 : Le DMSO ne doit pas être utilisé près de toute concentration dense de cellules cancéreuses et jamais en contact direct avec des cellules cancéreuses de surface. Par ailleurs, ne pas appliquer de DMSO directement sur du psoriasis sec.

Nota 3 : Vous pouvez ressentir chaleur, rougissements, démangeaisons. Parfois des urticaires locaux peuvent apparaître. Pulvérisez alors simplement de l’eau sur l’éruption et elle disparaîtra. L’éruption est provoquée par le DMSO qui déshydrate partiellement la peau. Vous pouvez alors appliquer in situ de l’Aloe vera en gel ou crème.

Nota 4 : si vous dégagez une odeur un peu désagréable, prenez du CHLOROPHYT (chlorophylle concentrée) : 2 gélules matin et soir.

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POSOLOGIE DU DMSO

Application par voie topique (externe) avec un roll-on (après nettoyage impératif de la peau). La concentration couramment utilisée est 70 % maximum et 25 % pour le visage.

Fréquences :  matin et soir ou toutes les 6 heures ou plus en cas extrêmes.

La douleur cesse généralement au bout de 5 à 10 minutes. Elle revient moins forte au bout de 4 heures environ.

Il convient de continuer les séances jusqu’à cessation définitive de la douleur.  

Nota : Marche très bien, toujours en externe, pour les animaux de compagnie (chiens, chats, chevaux).

 

Article extrait de l’excellente documentation du Dr Vincent Reliquet