Le moringa : nommé aux Indes « l’arbre à miracles »


Le moringa est un arbuste des pays chauds originaire du nord de l’Inde, dont les multiples applications thérapeutiques ont été enseignées et utilisées depuis des millénaires par la médecine Ayurvédique, ce qui lui a valu la légende de guérir 300 maladies. Avec le temps, cet ami de l’homme a été diffusé, particulièrement sur le continent africain et les îles environnantes.

L’arbuste lui-même est très vivace et résiste bien à la sécheresse. Mais dans un climat tropical bien arrosé, il prolifère abondamment allant jusqu’à grandir de 3 à 4 mètres dans une année. Alors on le taille, ce qui augmente sa production de feuilles. À l’instar du dicton français qui dit que « tout est bon dans le cochon », il est dit de même que « tout est bon dans le moringa ». En effet, il donne des cosses dont les graines, genre petits pois, peuvent donner une excellente huile cosmétique, d’où le nom botanique : Moringa oléifera. Les cosses entières peuvent être cuites à la manière des haricots verts. L’écorce des branches, de même que les racines, peuvent être réduites en poudre à usage thérapeutique que nous allons voir plus loin.

À l’île Maurice, de nombreux autochtones en possèdent un dans leur jardin, particulièrement pour utiliser ses feuilles en salade qu’ils appellent « bred mourom ». Mais la population boude majoritairement cette merveilleuse pharmacie, cadeau de la nature, en raison d’un préjugé colporté disant que c’est de la « pharmacie du pauvre » (ce qui sous-entend à tort : pas très efficace). Aussi, ces gens préfèrent-ils s’en remettre au facile assistanat de la pharmaco-chimie (scientifique !) promotionné par des « vrais médecins » formés en France et en Grande-Bretagne.

COMPOSITION

Des analyses menées au Japon et en Thaïlande en 2007 ont permis expliquer les vertus exceptionnelles du moringa. On y trouve des quantités importantes de vitamines A, C, B1, B2, B3, E, D, K, de protéines, de fer, de calcium, de zinc, de sélénium, et surtout, fait rare : les 10 acides aminés essentiels pour l’homme.

À l’analyse minérale pour 100 g, on trouve du fer très majoritaire : 32,30 gr ; du calcium : 2,8 gr ; du magnésium : 825 mg ; du potassium : 1,16 gr ; du zinc et du sélénium.

Par ailleurs, le moringa constitue une riche combinaison de zéatine, de quercitine, de β-sitostérol, d’acide caféylquinique et de kaempférol.

UN ALIMENT EXCEPTIONNEL

Récemment, le moringa a été identifié par le World Vegetable Center (Taiwan) comme le légume au plus fort potentiel nutritionnel parmi 120 espèces alimentaires étudiées.

Au Sahel, les feuilles de Moringa oleifera sont consommées comme légumes et celles de Moringa stenopetala constituent le repas de base du peuple Konso en Éthiopie. Toutes les espèces de moringa produisent un liquide sucré au niveau des feuilles. Celui-ci est particulièrement abondant chez le Moringa stenopetala.

Les feuilles fraîches se servent en salade d’entrée à la vinaigrette, comme n’importe quelle salade. Les cosses peuvent être préparées à la manière des mange-tout, cuits à la poêle dans de l’huile avec du sel et du poivre. L’huile est délicieuse et ne rancit pas.

Nota : La tisane peut un peu rebuter par son goût âcre, et elle est mieux supportée refroidie. Aussi, il est plus sympathique d’ajouter une cuillérée à café de la formule poudre dans des soupes de légumes. On obtient ainsi de véritables soupes thérapeutiques détox.

UN TRÉSOR DE SANTÉ

    • Le moringa stimule la circulation sanguine, régule la glycémie, résout les ulcères d’estomac, les douleurs gastriques, la gale, les mycoses.
    • Les feuilles du moringa reconstruisent et renforcent les os fragiles, combattent l’anémie et compensent la malnutrition en général. Elles stoppent la dysenterie, les infections cutanées et les coliques.
    • C’est un bon laxatif et un bon purgatif, qui stimule le transit intestinal. En outre, le moringa est un excellent diurétique.
    • Il prévient les maladies cardio-vasculaires et ophtalmologiques, il combat efficacement les rhumes et la grippe, il entretient le cerveau et les nerfs, il est un soutien de la qualité des dents, et retarde le vieillissement.

INDICATIONS DU MORINGA
Feuilles sèches pour infusions ou en poudre pour soupes et sauces

              • Allaitement des des femmes : soutient
              • Anémie
              • Appétit : manque (poudre de racines ou d’écorce)
              • Cérébral : ralentissement
              • Circulation sanguine : stases
              • Coliques intestinales
              • Constipation (active le transit)
              • Digestions lentes
              • Dysenterie
              • Fièvres
              • Foie paresseux
              • Gale
              • Gastrite
              • Glycémie : hyper et hypo
              • Grippes
              • Infection bactériennes : toutes
              • Immunité faible
              • Infections urinaires et ORL
              • Mémoire défaillante
              • Mycoses
              • Oedèmes des jambes
              • Ostéoporose
              • Peau : infections
              • Rétention d’eau
              • Rhumes
              • Spasmophilie
              • Tension : hypo
              • Ulcères
              • Ulcères d’estomac

 QUI NE DOIT PAS PRENDRE DE MORINGA ?

1 – Il ne devrait pas être consommé par les personnes souffrant d’hypoglycémie et les diabétiques.

2 – Les autochtones des îles qui utilisent abondamment le moringa disent qu’il ne doit pas être consommé par ceux qui font de l’hypertension. J’ai demandé l’avis de médecins locaux, ils ont confirmé la véracité de cette réputation populaire. Cela paraît normal puisque qu’il est indiqué contre l’hypotension.

POSOLOGIES

2 gélules de 500 mg matin et soir