
Stases veineuses, jambes lourdes, varicosités
Pour avoir une première idée de l’état de fonctionnement de votre système veineux, il faut d’abord observer le chiffre bas de votre prise de tension, dont on nous parle assez peu : c’est la pression résiduelle du circuit sanguin quand le cœur est en diastole (repos entre deux battements). Aussi la norme officielle est que cette pression basse (diastole) doit être la moitié + 1 de la pression haute (systole). Exemples parfaits : 12/7 ou14/8 ou 16/9.
Il serait intéressant de préciser que cette pression basse est celle du circuit retour veineux qui représente une contre pression au niveau du cœur. Si la pression basse augmente en donnant moitié +2 voire moitié +3, et en général si elle dépasse 10, il est clair que cela oblige le muscle cardiaque à un travail supplémentaire pour vaincre cette contre-pression lors de l’envoi du sang dans le circuit artériel (systoles). À la longue, le cœur fait du muscle en grossissant et vieillit prématurément.
HISTOLOGIE DES VEINES
Les veines sont constituées de trois tuniques concentriques, qui sont :
1 – L’adventice, tissu conjonctif extérieur de protection.
2 – La media, couche centrale, composée de tissu musculaire lisse pour contrôler la vaso-constriction, ainsi que de collagène et d’élastine.
3 – L’intima, la couche intérieure, tapissée de l’endothélium qui assure l’étanchéité de la veine.
Et de valvules anti-retour obligeant le sang à retourner vers le cœur et luttant contre la gravité.
LA STASE VEINEUSE
L’aspect le plus évident sur le plan naturopathique est une hyperélasticité de la paroi vasculaire relevant du processus fluorique bien connu. Hélas, le Calcarea fluorica de l’homéopathie s’avère peu efficace. Il est clair aussi que ce sont les veines des jambes qui sont le plus sollicitées pour remonter la colonne sanguine au cœur.
L’endothélium, pièce maîtresse de la fonction veineuse
Second aspect moins connu, l’endothélium qui est une monocouche cellulaire lisse tapissant l’intérieur de tous les vaisseaux. Son rôle – selon les études de l’université de Boston – est complexe :
- Anti-adhésif
- Anticoagulant : maintient la fluidité du sang
- Assure les processus d’angiogénèse (réseau de dérivation de secours en cas d’obstruction partielle de la veine)
- Contrôle du tonus vasomoteur
- Fibrinolytique
En cas de maladie dégénérative, le tapis endothélial peut localement perdre ses fonctions. Seul conseil de l’université de Boston pour limiter ces conséquences : boire 3 à 4 tasses de thé noir ou vert par jour (bien infusé pour récupérer le maximum de tanins).
CORRÉLATION AVEC LES MALADIES INFECTIEUSES D’APRÈS LE DR SALMANOV

Voici une expérience oubliée de Pasteur rapportée par le Dr Alexandre Salmanov. Pasteur a inoculé le choléra à des poules. La première moitié des poules a été maintenue avec les pattes dans l’eau froide pendant quelques temps. Elles ont eu le choléra et sont mortes. L’autre moitié des poules a eu les pattes plongées dans l’eau chaude. Elles n’ont pas eu le choléra ni aucun autre trouble.
Que s’est-il passé ? Le docteur Salmanov l’explique dans son ouvrage Les Mille Chemins de la Guérison à commander chez VALEMIS. Il dit :
« Le bain de pieds froid est toujours suivi par une stase veineuse. Or, la stase veineuse génère l’augmentation du volume du sang veineux et par voie de conséquence la diminution du volume du sang artériel. La diminution du volume du sang artériel entraine la diminution du volume d’oxygène apporté aux tissus de l’organisme ; par ce manque d’oxygène sanguin (hypoxie), les déchets et substances nocives qui auraient dû être brûlés s’accumulent dans le sang, dans la lymphe et dans les liquides extracellulaires.
Comme pour les poules, le bain de pieds chaud chez l’homme, augmente l’apport d’oxygène aux tissus et aux organes, et favorise l’élimination de tous les déchets. C’est le même principe qui guérit différentes infections graves par des bains hyperthermiques.
Au cours d’une infection locale, la désagrégation des toxines protidiques et d’autres antigènes est effectuée par simple phagocytose. Mais au cours d’une infection généralisée, les substances nocives flottent dans la lymphe, dans le sang et dans les liquides extracellulaires ; il ne faut jamais faire baisser avec les médicaments une température élevée. Si la température dépasse 40°, il suffit de mettre une vessie de glace sur la tête et pratiquer un enveloppement thoracique chaud humide deux fois par jour.
Si la stase veineuse s’organise lentement, elle s’accompagne d’une diminution de l’apport d’oxygène et les conditions nécessaires à la formation d’une nécrose se trouvent réunies. C’est seulement dans ces conditions préalables de nécrose que l’invasion et la prolifération des microbes deviennent possibles.
Les bactériologistes considèrent l’invasion des microbes virulents comme étant la cause première des infections ; mais ils se trompent. Sans stase veineuse préalable, sans nécrotisation des amas cellulaires, l’infection est IMPENSABLE.
Au lieu d’essayer d’immuniser l’organisme par des vaccins soi-disant préventifs, au lieu de stopper la température par les antibiotiques, l’on ferait beaucoup mieux en libérant d’abord l’organisme de la stase veineuse par enveloppements chauds humides du thorax et des bains hyperthermiques (fièvre artificielle). »
La chaleur apportée par les enveloppements chauds, la bouillotte sur le foie et les bains hyperthermiques :
- Organise l’ouverture des innombrables capillaires cutanés fermés
- Libère l’organisme malade de la stase veineuse
- Détruit la flore microbienne pathogène
- Désagrège les déchets et élimine les foyers nécrotiques
Les phagocytes, les précipitines, les agglutines, les lysines qui sont toujours présentes dans le plasma sanguin, assurent alors le nettoyage complet du sang, de la lymphe et des liquides de l’organisme.
Dans son intégrisme orgueilleux, la grande médecine, plutôt que d’essayer ces principes simples et peu coûteux, préfère reléguer ces préceptes au rang d’irresponsables fantaisies. Pourtant, il suffit d’avoir des yeux pour voir que la stase veineuse est toujours accompagnée par la diminution du volume du sang artériel et par la réduction massive du volume d’oxygène dans le plasma sanguin. L’hypoxémie généralisée diminue le bilan énergétique de l’organisme, et ralentit toutes les réactions biochimiques.
D’après Salmanov, la stase veineuse prolongée favorise l’épaississement des membranes des capillaires, la prolifération des cellules du tissu conjonctif. Ce dernier envahit ou remplace les cellules spécialisées.
Selon les organes atteints, cela donnera :
- dans les reins : une néphrosclérose
- dans les poumons : une sclérose pulmonaire
- dans le cerveau et la moelle épinière : une sclérose multiple
- dans la peau : une sclérodermie
- dans le foie : une cirrhose
Alexandre Salmanov affirme : « Il n’existe pas de maladie qui pourrait être provoquée par un microbe. »
Ce n’est pas le bacille de Koch qui était à l’origine de l’expansion de la tuberculose au XIXe siècle.
« L’épidémie de tuberculose qui sévit en Europe pendant le XIXe siècle ne fut que la conséquence de tragédies sociales causées par la révolution industrielle : émigration massive des campagnes vers les cités industrielles, où les ouvriers habitaient des cités champignons, travaillaient et vivaient dans des conditions effroyables… Les ouvriers fournissaient de longues heures de travail harassant, dans l’atmosphère suffocante des mines de charbon… on exploitait la main-d’œuvre enfantine… la malnutrition régnait dans les cités. »
L’absence d’hygiène même la plus primitive, l’alimentation insuffisante, l’absence de soleil et de lumière représentaient un complexe de facteurs mille fois plus néfastes que le bacille de la tuberculose.
Pendant l’hiver de 1952, quatre jours de brouillard à Londres ont été suivis par le décès de cinq mille malades. Il est clair que cette mortalité élevée a été provoquée par une brusque diminution du volume de l’oxygène atmosphérique et par l’accumulation des particules radioactives dans l’air.
L’organisme animal et l’organisme humain le plus sain hébergent toujours et partout des microbes virulents. En détruisant des microbes considérés comme extrêmement dangereux, on extermine également les microbes qui assurent notre santé. La guerre microbienne fait des ravages dans la flore microbienne de l’intestin. Les animaux de laboratoire élevés dans des milieux absolument stériles périssent sans exception en entrant en contact avec les microbes existant dans le milieu normal. Ces animaux deviennent incapables de réagir par une infection qui mobilise toutes les formes de défense, comme c’est le cas chez les animaux habitués à vivre en symbiose avec les microbes.
À noter que chez les malades atteints d’otites purulentes, on trouve des bactéries dans le pus de l’oreille ; on trouve parfois les mêmes bactéries dans les oreilles des personnes habitant la même pièce, sans que ces dernières tombent malades.
À noter que la prolifération et l’invasion des microbes qui vivent normalement dans les voies respiratoires et sur la peau ne deviennent possibles qu’après un certain stade d’hypoxémie et un certain degré d’intoxication par le CO2. Les microbes ne s’attaquent qu’aux cellules souffrantes ou mortes.
En conclusion, il faut accepter le contact ininterrompu avec les microbes pour s’adapter à la symbiose inévitable. Il faut employer les moyens efficaces pour prévenir la stase veineuse par des bains chauds, une bonne oxygénation et un régime plutôt végétarien.
Chaque fatigue excessive provoque une stase veineuse.
Chaque stase veineuse ouvre la porte à l’infection.
Si l’on fait stagner de l’eau ordinaire dans une bouteille pendant quinze jours, on trouvera à sa surface un tapis de moisissure ; examinée au microscope, cette moisissure dévoilera une flore microbienne importante. C’est le même phénomène que reproduit, avec une évidence indiscutable, la stase veineuse.
La stase veineuse généralisée ne se trouve que dans les cadavres.
La stase veineuse localisée est compatible avec la vie, mais le ralentissement du courant veineux prédispose à l’infection.

EN RÉSUMÉ
La stase veineuse peut être provoquée par :
- Le refroidissement
- Une grande fatigue
- Le manque d’oxygénation
- Des nécrotisations locales
Conséquences :
- Augmentation massive du CO2 dans les veines
- Augmentation massive du volume du sang veineux et diminution du volume du sang artériel
- Diminution du volume d’oxygène dans les cellules, dans les tissus, dans les organes
- Augmentation du volume de CO2 dans la totalité de l’organisme.
TRAITEMENTS AQUATHERMIQUES DE LA STASE VEINEUSE
Quatre possibilités (temps moyen 20 minutes)
- Bains chauds hyperthermiques (41° progressifs en partant de 37°) : les plus efficaces
- Bains de pieds chauds (comme pour les poules de Pasteur)
- Enveloppements chauds en local (poitrine…)
- Bouillotte sur le foie (qui réchauffe les pieds)
Concernant le foie
L’application d’une bouillotte sur le foie diminue le degré de la stase veineuse dans le foie et dans le territoire irrigué par la veine porte. Au cours d’une cirrhose hépatique, il faut adopter un régime fructo-végétarien, et appliquer tous les deux mois des sangsues sur la région hépatique jusqu’à disparition de l’ascite. Grâce à ce traitement, on peut éviter les ponctions de l’abdomen.
Concernant poumons, plèvre, cœur
Les enveloppements chauds du thorax diminuent et suppriment la stase veineuse dans les poumons, dans la plèvre et dans le myocarde. Ce remède est souverain en urgence dans l’infarctus du myocarde.
Les enveloppements chauds du thorax diminuent et suppriment la stase veineuse dans les poumons, dans la plèvre et dans le myocarde. Ce remède est souverain au cours de l’infarctus du myocarde.
Pour les jambes lourdes
Il y a des tas de produits sur le marché, qui soulagent plus ou moins provisoirement, mais qui ne résolvent pas réellement le problème.
L’Hamamélis en TM (40 gouttes + eau après les repas ou/et en lotion in situ est un traitement de fond classique.
